Les Femmes dans l’Exploration Spatiale.

Les Femmes dans l’Exploration Spatiale.

28 février 2018 2 Par SpaceExplorerW Whitney

A l’occasion de l’International Day of Women and Girls in Science qui a lieu tous les 11 février et du #BlackHistoryMonth, je voulais rendre hommage à toutes ces femmes qui ont contribué à l’exploration spatiale.

Car oui, bien que l’on en connaisse  « beaucoup » aujourd’hui, certaines sont restées dans l’ombre de leurs collègues hommes (certains se sont même attribué leurs travaux). Dans les livres d’histoire, on entend très peu parler de ces femmes qui ont changé l’histoire de l’exploration spatiale et qui grâce à elles, nous savons faire de qui est de mieux en matière de recherche scientifique, technologie et ingénierie.

Malheureusement je ne pourrai pas parler de toutes ces femmes mythiques dans un seul article. Je parlerai de 10 d’entre elles, les plus importantes à ce jour (même si à mes yeux elles le sont toutes). Parmi elles : des astronautes, mais aussi des scientifiques qui ont changé notre façon de voir le monde.

1. Valentina Terechkova

Valentina Vladimirovna Terechkova, née en 1937, est la première jeune femme à être allée dans l’espace. C’est seulement à 26 ans qu’elle est choisie par Krouchtchev (dans un climat de Guerre froide et de Guerre à l’espace contre les Etats-Unis,) pour la première mission habitée féminine de l’histoire.

Elle réalise alors, à bord du vaisseau russe Vostok 6, 48 orbites autour de la Terre. Cette mission durera 70 heures et 41 minutes (environ 2 jours et 22 heures), beaucoup plus que les astronautes américains et surtout beaucoup plus que le cosmonaute et héros de la nation Russe Youri Gagarine (2 heures seulement et bim !). Ce vol ne restera pas sans difficultés, effectivement il y a eu un problème lors du programme automatique d’orientation du vaisseau Vostok 6, qui montait au lieu de descendre (Valentina Terechkova sera accusée par le parti communiste de ne pas avoir su gérer ses émotions à bord ce qui aurait fait beugué le programme, alors que c’était simplement une erreur des ingénieurs au sol… Et oui le parti Communiste et sa propagande…).

Le but de cette mission avant tout était de la simple propagande pour le parti Communiste (aka on est plus forts que les américains et le reste du monde). Mais elle restera une figure mythique de l’exploration spatiale et sera décorée quelques années plus tard du titre de Héros de l’Union Soviétique comme Youri Gagarine (plus haute distinction en URSS).

2. Margaret Hamilton

Margaret Hamilton née en 1936 est une informaticienne (programmeuse) et mathématicienne qui a conçu avec son équipe du MIT (Massachussetts Institute of Technology), le programme du logiciel embarqué des missions Apollo et Skylab. Elle et son équipe conçoivent le programme du Apollo Guidance Computer (ordinateur de guidage Apollo) ou pour simplifier ce qui aidait à la navigation et à l’alunissage du programme Apollo. Ses connaissances étaient telles qu’elle a été élue Directrice de l’équipe en charge du développement du logiciel.

Et son logiciel fut très utile quand quelques heures avant l’alunissage du programme Apollo 11, le 20 juillet 1969 des messages d’erreur apparaissent sur l’ordinateur de navigation surchargé par les nombreux calculs qui s’accumulent et qu’il doit exécuter, la mission est presque annulée sauf que grâce au code réalisé par Margaret Hamilton et son équipe, l’ordinateur ne se focalise que sur les tâches importantes de la mission, c’est-à-dire faire alunir le module lunaire. Grâce à cette prouesse technologique pour l’époque, la mission Apollo 11 fut un succès. On entend toujours parler du premier homme qui a marché sur la Lune mais sans les connaissances et la persévérance d’une femme, il n’y aurait jamais été.

3. Katherine Johnson

Katherine Johnson est une mathématicienne née en 1918, elle est également physicienne et ingénieure spatiale. Ses travaux en mathématiques sont devenu célèbre notamment ceux des calculs de trajectoire de la Mission Mercury ou la première mission de vol habité de la NASA.

Avant de devenir si célèbre, Katherine Johnson faisait partie du groupe des calculatrices Afro-Américaines de la NASA lorsque celle-ci proposa des postes de calculatrice ouvert aux femmes noires en 1951 (ce qui se faisait rare à l’époque). Tous les calculs se faisaient à la main, et étaient réalisés par (souvent) des groupes de femmes chargées de lire des données de boites noires d’avions et tous autres travaux mathématiques. Ayant des connaissances en géométrie analytique, elle se démarqua de ses compères et fut admise à un groupe de chercheurs composés totalement d’hommes blancs qui travaillaient sur les futures missions habitées. Ne se laissant pas dépasser par les différences de couleur de peau et de sexe, elle sut s’imposer dans ce groupe grâce à ses prouesses en mathématiques.

Le programme de missions habitées de la NASA était entièrement à construire. Il n’y avait pas de livres ni personne pour expliquer quoi que ce soit en terme d’ingénierie spatiale, ni en terme de calcul de trajectoire et d’entrée/sortie atmosphérique. C’est alors que Katherine Johnson entre en jeu et décide de calculer les trajectoires de futurs vols spatiaux. Lorsque que John Glenn (qui deviendra le premier homme Américain à effectuer plusieurs orbites autour de la terre) voulut avoir confirmation que les calculs de trajectoire de l’IBM étaient justes, il demanda que Katherine Johnson les vérifient (à la main bien sûr 😉 ) sinon il refusait de décoller. Les calculs de l’IBM vérifiés par Johnson furent justes et ils autorisèrent le décollage de la mission Friendship 7 le 20 Février 1962 (3ème de la Mission Mercury). Quelques années plus tard, elle participera à la conception de la trajectoire de la mission Apollo 11 qui se déroulera le 19 Juillet 1969 et qui posera les premiers hommes de l’histoire sur la Lune le 20 Juillet 1969. ). En 2015, elle reçut la médaille présidentielle de la liberté (avec Margaret Hamilton) des mains du Président Américain Barack Obama.

En 2016, Katherine Johnson est le personnage principal du livre biographique Les Figures de L’ombre (Hidden Figures en Anglais) écrit par Margot Lee Shetterly et adapté au cinéma par Théodore Melfi. Malgré de nombreuses vraisemblances de la vie de Katherine Johnson, certains passages du film ne sont pas historiquement corrects et ont été ajouté pour romancer certains moments du film. Le 22 septembre 2017, la NASA inaugure le nouveau bâtiment dédié aux recherches informatiques au centre de Langley et lui donne le nom de Katherine G. Johnson (KG.Johnson Computational research facility).

4. Les Mercury 13

Les Mercury 13 sont un groupe de 13 femmes pilotes chevronnées sélectionnées par la NASA en 1961 pour devenir un corps de femmes astronautes. Il fut composé de Myrtle K. Cagle, Geraldyn « Jerrie » M. Cobb, Janet C. Dietrich, Marion Dietrich, Mary W. « Wally » Funk II, Sarah L. Gorelick, Jane « Janey » Hart, Jane Hixson, Rhea A. Hurrle, Gene Nora Stumbough, Irene Leverton, Geraldine « Jerri » Sloan et Bernice « Bea » T. Steadman.

Toutes obtiennent les prérequis pour devenir astronautes (et surpassent même leurs congénères hommes de l’équipe Mercury 7) : Toutes pilotes, ont entre 8000 et 10 000 heures de vol et certaines sont diplômées de l’université. Nombre d’entre elles furent partie des WASP (Women Airforce Service Pilots) pendant la seconde guerre mondiale, qui risquèrent leur vie autant que les pilotes masculins.

Toutes ces femmes avaient un brillant avenir dans l’exploration spatiale et étaient hautement qualifiées pour devenir les premières femmes astronautes de l’histoire Américaine. Oui mais, pas aux yeux de la NASA qui décida d’annuler la mission des Mercury 13, qui selon eux, allaient faire trop d’ombre à leurs homologues hommes de Mercury 7. Alors que deux des Mercury 7, John Glenn et Scott Carpenter n’ont pas de diplôme d’ingénieur (et du coup n’ont pas les prérequis pour faire partie du corps d’astronautes), ils furent tout de même gardés par la NASA (sûrement pour un souci de crédibilité). Une longue bataille juridique décida du sort des Mercury 13, aucune d’entre elles ne volera.

5. Sally Ride

Sally Ride née en 1951 était une astrophysicienne et astronaute de la NASA. Elle est la première femme Américaine à être allée dans l’espace. En 1977, elle postule pour faire partie du 8e corps d’astronautes de la NASA, c’est la première fois qu’ils ouvrent cette opportunité aux femmes (civiles). Elle sera sélectionnée avec 34 autres personnes sur 8.000 participants. En premier temps, elle participera à différentes missions en tant que CapCom et spécialiste de mission  (Capsule Communicator = communication au sol) comme STS-2 et STS-3 de la navette spatiale.

Puis le 18 juin 1983, elle sera spécialiste de mission (STS-7) à bord de la navette spatiale Challenger et ainsi deviendra la première femme Américaine à aller dans l’espace. Elle fera également partie de la commission d’enquête (Commission Rogers) sur l’explosion de la navette spatiale Challenger (28 Janvier 1986) de la mission STS-51-L qui entraina la mort de tout l’équipage. Après avoir quitté la NASA en 1987, elle continue ses recherches en astrophysique et devient professeur à l’université de Californie. Sally Ride travaillera aussi pour la mise en avant des sciences dans les écoles aux Etats-Unis, elle publiera des livres de vulgarisation scientifique pour enfants. Sally Ride décèdera le 23 Juillet 2012 des suites d’un cancer du pancréas. Elle restera un modèle pour de nombreuses petites filles et pour les générations à venir.

6. Mae Jemison

Mae Jemison née en 1956 est la première astronaute Afro-Américaine de l’histoire. Elle est également danseuse et diplômée en génie chimique, arts, études Afro-américaines et Africaine et de médecine. Avant de postuler pour devenir astronaute, elle fit partie des Peace Corps en tant que médecin généraliste de 1983 à 1985.

Son travail en tant qu’astronaute de la NASA ne commença qu’en 1987 (elle postula pour la première fois en 1983 mais fut recalée), juste après l’accident de la navette spatiale Challenger. Elle qui s’était étonnée quand elle était plus jeune qu’il n’y ait pas de femmes astronautes à l’époque d’Apollo 11 ! La voilà sélectionnée pour la mission STS-47 en tant que spécialiste de mission à bord de la navette spatiale Endeavour ! Elle emporte avec elle dans l’espace la photo de la première femme Afro-Américaine à obtenir un brevet de pilote : Bessie Coleman. A bord d’Endeavour, elle sera en charge de plusieurs expériences scientifiques en particulier des recherches sur les cellules osseuses. Mae Jemison restera en tout presque 8 jours dans l’espace avant de revenir sur terre le 20 septembre 1992.

Après cette mission elle quittera la NASA pour se consacrer à son entreprise qu’elle créa en 1993, le Groupe Jemison qui a la particularité de mener des recherches et de développer la science et les technologies au service de la vie quotidienne. Elle créa également la fondation Dorothy Jemison en hommage à sa mère, un des projets de cette fondation « the Earth we share » (la terre que nous partageons) est un camp scientifique international pour les jeunes entre 12 et 16 ans, qui a pour but de faire prendre conscience de l’impact que la science, les mathématiques et la technologie ont sur la vie quotidienne. Mae Jemison est également une grande fan de Star Trek, tellement fan qu’on lui proposa de jouer un rôle dans la série Star Trek : The Next Generation.

Cette femme au destin hors du commun nous prouve encore une fois que malgré les différences et les opinions, si on veut quelque chose, on peut l’obtenir à force de travail et de détermination, personne ne peut vous arrêter si vous êtes déterminés et motivés.

7. Nancy G. Roman

Nancy Grace Roman née en 1925 à Nashville aux Etats Unie, est une astronome de la NASA et est connue sous le nom de « Mère d’Hubble ». Elle était cadre au département d’astronomie du bureau des sciences spatiales de la NASA. Ses premiers travaux sont la découverte du changement du spectre d’émission de l’étoile AG Draconis. La NASA la sollicitera pour créer un programme d’astronomie spatiale et deviendra ainsi la première femme à diriger un département de recherche. Le but de ce programme est de créer entièrement un programme de recherche dans les différentes antennes de la NASA et de le développer à travers le pays.

Parmi ses nombreux projets scientifiques, elle participera au lancement de 3 observatoires spatiaux appelés Orbiting Solar Observatory dont le but est d’étudier les cycles solaires par observation en utilisant les rayonnements ultraviolet et rayons x. Un de ses projets les plus connu est le programme du télescope spatial Hubble qui est l’observatoire spatial le plus abouti jamais envoyé dans l’espace. Il a été mis en orbite à 570 kms au-dessus de la terre en avril 1990 par la navette spatiale. Il permet de transmettre de nombreuses données scientifiques mais également de nombreux clichés comme ceux de la galaxie IC 4710 (découverte par Delisle Stewart) qui est un nuage d’étoiles brillantes.

Nancy G Roman fait partie de ces femmes qui ont brillé par leurs inventions et découvertes et a qui nous devons beaucoup de nos connaissances scientifiques.

8. Claudie Haigneré

Claudie Haigneré est une astronaute française mais avant tout docteur en neuroscience et ancienne ministre du gouvernement français. Elle est la première femme française à être allée dans l’espace le 17 août 1996 à bord de la station orbitale Russe Mir pour la mission Cassiopée (mission franco-russe) dont le but est de faire plusieurs expériences médicales mais également physiologiques. Elle dirige actuellement la Cité des Sciences à Paris. Avant de devenir la première femme astronaute française, Claudie Haigneré a travaillé à l’hôpital Cochin de Paris en tant que rhumatologue pendant huit ans puis au CNRS pour de la recherche en physiologie.

En mai 1998, elle devient astronaute « suppléante » pour la mission Perseus (franco-russe également) et deviendra un an plus tard astronaute pour l’Agence Spatiale Européenne (ESA). Sa troisième et dernière mission en tant qu’astronaute se déroulera en Janvier 2001 à bord de la station spatiale internationale (ISS), elle s’occupera d’expériences sur la science de la matière mais également en sciences de la terre. Elle sera également, quelques années plus tard Ministre sous le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin durant 2 mandats.

Elle ne retournera qu’en 2015 à l’agence spatiale Européenne après avoir été directrice d’Universcience (rapprochement de la Cité des Sciences et de l’industrie et du Palais des découvertes à Paris). Elle est également la marraine de la Cité de l’Espace à Toulouse.

Elle est pour moi une source d’inspiration, non pas que du fait qu’elle soit la première femme française à être allée dans l’espace mais aussi grâce à sa soif de connaissances et les nombreuses années d’études qui l’ont menée jusque-là.

9. Peggy Whitson

Peggy Whitson est une astronaute américaine qui a passé le plus de temps dans l’espace (en temps qu’astronaute femme) : 665 jours passés en additionnant toutes les missions auxquelles elle a participé (10 au total). Elle est née en 1969 et possède un doctorat en Biochimie. Elle travaillera tout d’abord dans la recherche (toujours en biochimie) dans différents centres de la NASA. Puis contribua à différentes recherches et expériences comme celle sur les cellules osseuses pour la mission STS-47 et fera partie d’un groupe de chercheurs russes et américains sur la médecine et la biologie spatiale. Elle fera également partie du groupe de recherche sur le programme « Shuttle-Mir » (en tant que responsable scientifique) dont le but est de préparer la construction de la future station spatiale internationale et de préparer les futurs astronautes américains au savoir-faire spatial Russe.

Après 2 ans d’entrainement et d’enseignement elle fera sa première mission en tant qu’astronaute en Juin 2002 pour l’expédition 5 à bord de la station spatiale internationale. Elle achevera ainsi 10 missions à bord de l’ISS dont la mission 50 et 51 avec Thomas Pesquet et Oleg Novitski (pour la mission 50) et elle deviendra commandante de bord de l’ISS pendant la mission 51. Elle a été pour la première fois commandante (une grande première en tant que femme) de la station spatiale internationale en 2007 pendant l’Expedition 16.

C’est également pendant cette mission que Peggy Whitson rencontra des difficultés à la fin de la mission, pendant la phase de séparation du Soyouz avec le module de descente, celui-ci ne s’est pas bien séparé du module de service entraînant une entrée atmosphérique dans le mauvais angle de rentrée. Le module de descente a donc dû faire une entrée balistique (environ 10G au lieu de 4G pour l’entrée nominale) ce qui a failli coûter la vie de Peggy Whitson et de sa collègue Coréenne Yi So-Yeon. Cet incident n’empêchera pas Peggy Whitson de repartir quelques années plus tard en mission (plus badass tu meurs…). Peggy Whitson a participé en tout à 4 sorties extravéhiculaires à bord de la station spatiale internationale.

Elle est récemment revenue de l’ISS le 3 Septembre 2017 pour la fin de la mission 51. Cette femme brillante et courageuse est devenue une des figures mythiques de l’aérospatial et de l’exploration spatiale.

10. Cecilia Payne

La dernière personne présentée ici n’a pas vraiment contribué à l’exploration spatiale en elle-même mais plus à une découverte scientifique qui changera notre façon de comprendre l’Univers et de ce qui le compose : de quoi sont constituées les Etoiles ? C’est ce à quoi répondra Cécilia Payne durant sa thèse à l’université d’Harvard aux Etats-Unis. Mais avant cela, elle obtient une bourse pour étudier les sciences naturelles à Cambridge en 1919.

Sa passion pour l’astronomie lui vient après être allée à une conférence d’Arthur Eddington à propos d’une expédition en Guinée dans le but d’aller observer une éclipse solaire. Voulant consacrer sa vie à l’astronomie, elle décide d’en faire un métier. Malheureusement, les postes de chercheurs ne sont pas ouverts aux femmes, c’est à ce moment-là qu’on lui propose une bourse de thèse à Harvard aux Etats-Unis (en 1923) pour qu’elle puisse continuer ses recherches. Pendant ses années de recherche, elle se focalise sur la température des étoiles. C’est en travaillant sur l’ionisation des atmosphères solaire qu’elle découvre que les étoiles ont toutes en commun des éléments « lourds » avec la Terre. C’est-à-dire l’hélium et l’hydrogène, sauf que les étoiles en possèdent beaucoup plus. Voulant proposer cette théorie dans sa thèse, Henry Russell la dissuade de la publier.

Elle publiera tout de même sa thèse « Atmosphères Stellaires, Une contribution à l’étude et à l’observation des hautes températures contenues dans les couches extérieures des étoiles » (Traduit de l’anglais) en 1925 mais ne parle pas de sa précédente découverte. Sauf que quatre ans plus tard, Henry Russell publie les même résultats découverts par Cécilia et s’en attribue tous les mérites. Tient tient … étonnant non ? Il citera quand même Cécilia Payne mais s’accordera la découverte. Malgré tout sa thèse sera qualifiée de « plus brillante jamais écrite en astronomie » par Otto Struve en 1962.

Elle continuera ses recherches à Harvard et deviendra enseignante et chef du département d’astronomie en 1956. Elle décédera en 1979 d’un cancer des poumons.

Nous ne réalisons pas à quel point des femmes ont pu contribuer à une si grande échelle à ce que nous connaissons aujourd’hui dans le domaine spatial et scientifique. Certaines reposent aujourd’hui parmi les étoiles. Ces femmes nous laissent ainsi les clefs pour écrire notre futur et surtout notre histoire à travers les générations.


Credits photo: Valentina Terechkova: pinterest.com

Margaret Hamilton, Katherine Johnson, Mercury 13, Sally Ride, Mae Jemison, Nancy G. Roman et Peggy Whitson : NASA

Claudie Haigneré: ESA/CNES.

Cécilia Payne: transcendantes.com/

Galaxie IC4710: NASA/ESA/HUBBLE.